2ème semaine de fouilles place de la République

Grande activité sur le chantier des fouilles de la place de la République tout au long de la semaine avec la présence des photographes, topographes, dessinateurs… chargés de relever tous les indices avant que les squelettes ne soient prélevés en vue d’une étude anthropologique.

Parmi les principales nouveautés, signalons-la découverte d’une tombe dont le squelette est orné de deux coquilles Saint-Jacques, ce qui laisse supposer que le défunt revenait –ou était en cours – de pèlerinage vers ce haut lieu de la chrétienté.

Ce vendredi, c’est après avoir enlevé deux squelettes, dont un d’enfant, que les archéologues ont découvert en dessous, une inhumation plus ancienne également couverte de lauzes ; elle sera fouillée dans le courant de la semaine à venir.

Pour le moment, l’ensemble des éléments recueillis confirment une datation de ces sépultures entre le XIe et le XXe siècle.

Le dessinateur dresse un plan très précis de chaque sépulture.
Le dessinateur dresse un plan très précis de chaque sépulture.

Tandis que les archéologues (ici Christine Ronco, responsable du chantier) fouillent les tombes avec minutie afin de ne laisser passer aucun indice.
Tandis que les archéologues (ici Christine Ronco, responsable du chantier) fouillent les tombes avec minutie afin de ne laisser passer aucun indice.

Vue générale du chantier.
Vue générale du chantier.

A gauche : tombe fouillée et vidée de son contenu, à droite, sépulture en cours de fouille.
A gauche : tombe fouillée et vidée de son contenu, à droite, sépulture en cours de fouille.

Squelette de pèlerin, Une des coquilles St-Jacques est visible sur l’épaule gauche (à droite de l’image)
Squelette de pèlerin, Une des coquilles St-Jacques est visible sur l’épaule gauche (à droite de l’image)

Zoom sur la coquille Saint-Jacques, on devine au bas à droite un trou dans lequel passait un lacet permettant de la porter « en collier »
Zoom sur la coquille Saint-Jacques, on devine au bas à droite un trou dans lequel passait un lacet permettant de la porter « en collier ».

Vendredi 27 septembre : le prélèvement des os d’une sépulture a permis de mettre à jour une nouvelle tombe en lauze, dont le couvercle en lauzes apparait progressivement sous la pelle de l’archéologue. Elle sera fouillée dans le courant de la semaine prochaine.
Vendredi 27 septembre : le prélèvement des os d’une sépulture a permis de mettre à jour une nouvelle tombe en lauze, dont le couvercle en lauzes apparait progressivement sous la pelle de l’archéologue. Elle sera fouillée dans le courant de la semaine prochaine.

Texte & photos © Christian Rey

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Les fouilles de la place de la République en images

Les archéologues de l’INRAP poursuivent méthodiquement l’exploration de la tranchée ouverte lundi.

Dans le fond de la tranchée, mais aussi sur les bords, on peut distinguer de très nombreux squelettes ou amas osseux qui témoignent d’une permanence des inhumations pendant plusieurs siècles.

A côté des fondations des murs, une sépulture est en cours de fouilles. La première phase du dégagement semble indiquer que cet emplacement a été remanié au cours des siècles, il abrite plusieurs squelettes différents.

Derrière l’archéologue une autre tombe sous dalle calcaire sera fouillée dans les prochains jours.

Texte et photos © Christian-Rey

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Début des fouilles archéologiques préventives

La dernière campagne de fouilles préventives a débuté ce lundi 16 septembre. Une tranchée a été ouverte par les archéologues de l’INRAP devant l’immeuble de la sous-préfecture de Die. Cette opération sera toutefois moins importante que la première. En effet, dans ce secteur, seule la construction d’une conduite d’égouts est prévue : c’est sur son tracé que se concentre l’action des chercheurs.

Ouverture de la tranchée
Ouverture de la tranchée

Juste sous le niveau actuel du sol (nivelé à la fin du XIXe siècle) apparaissent de très nombreux squelettes « en vrac », sur une profondeur d’environ 1 mètre. Cette épaisseur de sol a été fortement remaniée par la construction du réseau du gaz de ville, à la fin du XIXe et au début du XXe, ainsi que par l’enfouissement plus récent de nombreux câbles électriques.

Vue de la tranchée, une sépulture en vrac est visible au centre de l’image, à gauche des cailloux, à l’arrière plan à gauche, posés au sol, les restes d’une conduite de gaz.
Vue de la tranchée, une sépulture en vrac est visible au centre de l’image, à gauche des cailloux, à l’arrière plan à gauche, posés au sol, les restes d’une conduite de gaz.

Vers 1,20 m, le décapage a permis de repérer quelques tombes plus anciennes dont les coffres sont constitués de dalles calcaires. Un mur, sur lequel sont appuyés des tombes en lauze, a également été mis à jour. Son tracé sera reporté sur le plan d’ensemble qui lentement se constitue en intégrant toutes les découvertes.

La tranchée (côté Crédit Agricole) : au premier plan tombe en dalles calcaires, devant le mur une autre sépulture (en pleine terre ?) et derrière le mur, tombe en lauzes.
La tranchée (côté Crédit Agricole) : au premier plan tombe en dalles calcaires, devant le mur une autre sépulture (en pleine terre ?) et derrière le mur, tombe en lauzes.

Le décapage de surface de ces vestiges va se poursuivre et ce n’est vraisemblablement qu’à partir de mercredi après-midi que les archéologues commenceront l’exploration méthodique de ces sépultures.

L’emprise des fouilles étant très limitée, tant en surface qu’en profondeur, cette opération d’archéologie préventive devrait se terminer dans le courant de la semaine prochaine.

Nous continuerons à vous tenir régulièrement informés.

Texte et photos © Christian-Rey

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Reprise des fouilles archéologiques préventives place de la République

Après deux mois de pause estivale le chantier de réfection du « cœur de Die », vient de reprendre. Depuis maintenant deux semaines, l’entreprise Eiffage a procédé au décapage du revêtement de surface et à commencé l’installation de nouveaux réseaux d’eau potable et d’égouts. Dans le cadre de ces travaux préliminaires la partie inférieur d’une statue romaine en marbre a été découverte et immédiatement identifiée par J. Planchon, conservateur du Musée de Die et du Diois qui a bien voulu nous communiquer la photographie et les commentaires ci après.

Statue romaine, partie inférieure de femme en robe plus grande que nature.
Illustration : © Musée de Die et du Diois – Jacques Planchon

Du côté de la rue Notre-Dame, les travaux vont bon train. La construction d’une calade, le long du mur de la cathédrale se poursuit activement tandis que, dans la bande de circulation, les premiers mètres carrés du nouveau revêtement ont été coulés cette semaine.

Rue Notre-Dame, état des travaux le 12 septembre 2013.
Rue Notre-Dame, état des travaux le 12 septembre 2013.

A partir de lundi 12 septembre les archéologues de l’INRAP rejoindront ce vaste chantier. Cette fois, c’est le sous-sol de la zone située devant la sous-préfecture qui va être explorée. Rappelons que ces investigations ne portent que sur une faible profondeur, soit 1,50 m environ, correspondant à la profondeur de sol impactée par les travaux. Le niveau de la ville romaine, de l’autre côté de la place était à environ 2.80 m de profondeur, mais dans ce nouveau secteur, et compte tenu de la topographie de la place, ce sol antique pourrait se situer à une profondeur moindre. Comme nous l’avions fait au printemps dernier, nous nous efforcerons de tenir nos lecteurs régulièrement informé de l’évolution du chantier et – ont peut le souhaiter – des nouvelles découvertes.

Texte © Christian-Rey

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Découvertes du Plot à Die : un ensemble funéraire romain

Découvertes du Plot à Die : un ensemble funéraire romain

Notre site vous a tenus informés des découvertes réalisées au quartier du Plot depuis le mois de mars, où en élargissant la route et en remplaçant une canalisation d’eau, la Ville de Die et le Conseil Général ont mis au jour, de façon fortuite, des vestiges d’époque romaine.

Une opération de sauvetage urgent a été décidée par les services de l’Etat (DRAC Rhône-Alpes) et confiée au conservateur du musée d’archéologie de Die. Echelonnée de mars à mai en fonction de l’avancée des travaux, cette opération a permis la fouille partielle d’un enclos funéraire monumental, clos de hauts murs maçonnés et ouvert, au centre de sa façade principale, sur la voie romaine qui le bordait en contrebas d’un talus. Partant de cette ouverture, un sentier engravillonné donnait accès au centre de l’enclos, lequel est situé hors de l’emprise de la fouille. Au sud de ce grand enclos, toujours le long de la voie, a ensuite été construit un monument funéraire de dimensions plus modestes dans lequel les résidus de crémation de deux personnes ont été enterrés. Des cruches placées contre le mur du fond de ce petit monument montrent que des offrandes ont été faites, après les rites funéraires proprement dits, peut-être à l’occasion d’anniversaires.

Au sud de cette « chapelle funéraire » romaine a été repéré un ustrinum (l’emplacement du bûcher sur lequel étaient incinérés les défunts). Il semble que deux incinérations aient été effectuées successivement dans cette fosse carrée creusée dans le sol, mais il n’est pas possible à ce stade de l’étude de déterminer s’il s’agit des mêmes personnes que celles abritées par la « chapelle ».

Enfin, en bordure nord du grand enclos, une autre sépulture a été découverte, isolée. Là encore, le défunt n’a pas été incinéré sur place, mais ses restes brûlés ont été transportés dans une fosse soigneusement rebouchée. L’emplacement de son bûcher n’a pas été retrouvé, mais doit être situé à proximité, hors de l’emprise des travaux. Une monnaie retrouvée dans cette tombe indique que la famille du défunt lui a fourni de quoi payer son passage entre le monde des vivants et celui des morts : l’obole à Charon, passeur des âmes.

Un compte-rendu de cette fouille est en préparation pour le prochain numéro des Chroniques du Diois (n° 19, à paraître début juillet). Ce résumé nous a été aimablement communiqué par J. Planchon, responsable de la fouille.

Découvertes du Plot à Die : un ensemble funéraire romain

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