La restauration des fresques de la mairie de Châtillon-en-Diois

La Drôme, 1914-1918
Consolider les décors de la façade de la mairie de Châtillon

La commune de Châtillon-en-Diois a lancé cet automne une opération de sauvegarde d’urgence visant à consolider les décors des façades de sa mairie.

Consolidation des décors de la façade de la mairie de Châtillon 01

Face à une abrasion générale, de nombreux décollements de l’enduit, puis la chute de lambeaux de décors, une intervention devenait urgente pour sauvegarder ce décor situé sur les façades Est et Sud qui a été classé en 2008 par le Ministère de la culture et de la communication « au titre des monuments historiques (classement intervenu en même temps que la toiture de l’hôtel de ville de Châtillon-en-Diois). Rappelons que cette bâtisse qui abrite aujourd’hui la mairie du chef lieu de canton est citée en 1625 dans l’inventaire des biens du baron de l’Argentière.

Il ne s’agit pas d’une restauration complète mais bien d’une opération de conservation entreprise par Françoise Cremer, Delphine Burgart, Patricia Gabriac, Marine Diascorn.

Consolidation des décors de la façade de la mairie de Châtillon 02

Les quatre restauratrices ont entrepris un travail délicat pour conforter ces décors à la maçonnerie (rétablissement de la cohésion entre l’enduit et la couche picturale en posant un papier de protection imprégné d’une résine acrylique, maintenir l’adhérence avec un colis à base de chaux, comblement des lacunes, suppression des scellements divers)… Pour améliorer la protection des façades, la mairie de Châtillon prévoit le renouvellement des chéneaux et descentes d’eau.

Un exemple du méticuleux travail de consolidation
Un exemple du méticuleux travail de consolidation

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La restauration des cadrans de l’horloge du temple de Pontaix

Dans le cadre de la réfection de la toiture du Temple la commune de Pontaix a décidé de profiter cet automne de la pose des échafaudages pour faire restaurer les deux cadrans des horloges du clocher, situés sur les façades Est et Ouest.

La restauration des cadrans de l'horloge du temple de Pontaix 01

Il existe aujourd’hui peu d’éléments sur le concepteur de cet ensemble. Si ce n’est peut-être un certain Colonbier N ou M dont le nom trône sur le haut des cadrans (le nom est en partie effacé sur le cadran Est).

La restauratrice Florence Cremer était déjà intervenue sur la restauration des fresques intérieures du temple qui rappelons-le est classé au titre des Monuments Historiques.

La restauration des cadrans de l'horloge du temple de Pontaix 02

Il ne s’agit pas d’une restauration complète, ni de retrouver l’éclat originel du décor des cadrans, ce n’est d’ailleurs pas l’esprit de la restauration en général ! Il s’agit d’abord de conserver l’existant par le biais d’une intervention délicate visant la consolidation des enduits et de la couche picturale, tout en gardant la patine du temps. La restauratrice a également repris les lacunes pour redonner une lisibilité et permettre d’intégrer l’ensemble. Stéphane Crevat, un restaurateur spécialisé dans les métaux, est également intervenu pour traiter les aiguilles en métal découpé, un traitement pour « passiver la corrosion ».

Dans le cadre de cette restauration, un sondage a été réalisé également le mur Sud intérieur du Temple pour savoir si les fresques intérieures se poursuivent sur ce 4e mur.

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La Cathédrale Notre-Dame en chantier

Depuis la fin septembre 2011 des échafaudages ont fait leur apparition sur les murs latéraux de la cathédrale, marquant le point de départ d’une importante campagne de restauration des couvertures qui devrait s’étaler jusqu’au printemps 2013.

Un peu d’histoire

La cathédrale de Die a été construite au XII-XIIIe siècle, sans doute sur l’emplacement d’un édifice antérieur du XIe siècle dont il ne subsiste que l’actuelle sacristie. Le clocher porche remonterait au second quart du XIIe siècle. Il est composé de quatre colonnes isolées des murs, supportant une voûte d’arêtes centrale appareillée et contrebutée de petites voûtes périphériques également d’arêtes. Ce type de disposition se retrouve au premier étage, il se rencontre dans plusieurs édifices d’une aire géographique allant de Valence à Limoges.

La nef unique de six travées aurait été édifiée au XIIIe siècle avec un envoûtement certainement gothique à l’origine correspondant à la date de la dédicace 1250. L’ensemble est probablement inspiré de Saint-André-le-Bas à Vienne (38) si l’on en juge par les dimensions, la voûte jadis gothique, la décoration des billettes ou encore les cordons moulurés.

Au XVe siècle c’est sous l’épiscopat d’Antoine de Balzac que de gros travaux sont entrepris sur le chœur mais aussi sur le clocher avec le remplacement des contreforts et des arcs du premiers étages ces modifications conférant au clocher cet aspect robuste qui le caractérise aujourd’hui et qui constitue une forme propre au gothique terminal de notre région.

Au début du XVIe siècle le troisième étage est construit, percé de trois paires de fenêtres géminées tandis que sont supprimés les contreforts du gouttereau sud.

Pendant les Guerres de Religion, particulièrement violentes en Diois, la cathédrale fut en partie détruite en 1568 puis en 1588 par les troupes protestantes qui détruisirent le chœur, le cloître, le baptistère ainsi qu’une partie de la nef. La paix établie la reconstruction fut entreprise elle ne s’acheva qu’en 1699.

En 1933 l’architecte en chef Formigé reconstruisit le dernier étage du clocher-porche dont il ne subsistait que les arrachements dans un style néo-gothique. Cette opération fût alors financée par une souscription publique.

Enfin, dans les années 1996-1998 la nef fut restaurée et aujourd’hui les enduits intérieurs blancs contribuent à définir un large espace d’une grande sobriété qui accueille, outre le culte catholique, plusieurs manifestations culturelles chaque année.

Description sommaire de l’édifice

Trois volumes différents composent la cathédrale de Die :

  • La nef, volume unique démuni de contreforts, et régulièrement percé de baies en plein cintre, dans le rythme des six travées intérieures. Côté sud, la sacristie est adossée à la cathédrale. Les gouttereaux sont surmontés d’arcatures dichromes qui couronnaient jadis les contreforts déposés au XVIe siècle. Le pignon Est de la nef ; qui domine le chœur, est percé de deux œil-de-bœuf.
  • Le chevet polygonal irrégulier, plus bas que la nef, rythmé par des contreforts du XVe siècle.
  • Le clocher-porche de plan carré précède la nef à l’Ouest. Bâti sur trois niveaux, il est terminé par une terrasse sommitale en béton (1933) surmontée d’un massif maçonné et du beffroi métallique réemployé. Au Sud, une tourelle carrée renfermant l’escalier se termine par une terrasse sommitale.

Les travaux de restauration

Un bilan sanitaire de la charpente et de la couverture a permis de constater des dégradations depuis la dernière restauration de la toiture (1978), liées à l’âge de l’édifice mais aussi aux différentes techniques employées au fil des aménagements successifs. Ainsi, d’importantes infiltrations d’eau étaient susceptibles à moyen terme de dégrader rapidement l’ensemble du bâtiment, notamment :

  • les évacuations d’eau sur la terrasse du clocher,
  • la dalle de béton supportant le campanile,
  • celle couvrant la tourelle d’escalier du clocher,
  • des désordres dans les tuiles couvrant la nef et l’abside, qui ont entraîné la dégradation de quelques portions de charpente et l’apparition de mérule (champignon parasite).

Une restauration a donc été décidée, en tenant compte de la nidification saisonnière de Grands murins, une espèce protégée de chauves-souris, dans la charpente de la nef : les travaux ne peuvent se poursuivre entre fin mars et fin septembre.

Ces travaux vont consister en une reprise intégrale de la couverture de tuiles, rehaussées afin de laisser passer l’air entre la couverture et les voliges, et doublées par un film protecteur. Pour les charpentes, seules les pièces abîmées seront remplacées au sein des assemblages. Une intervention va également concerner l’étanchéité des bétons des parties hautes du clocher.

Le financement (600.000 €) est à la charge de la ville de Die, propriétaire de l’édifice, avec l’aide de l’Etat (Direction régionale des affaires culturelles) à hauteur de 50%, ce qui est remarquable. Le montant élevé de cette restauration nécessite une participation volontaire de tous ceux qui sont attachés à la préservation de ce monument, qui nous concerne tous. En effet, les deux monuments emblématiques de la ville de Die sont le rempart romain (avec ses portes monumentales) et la cathédrale : ils proviennent de la volonté d’affirmer la puissance de cette capitale romaine qui évolue en capitale de diocèse médiéval. Cette affirmation se retrouve d’ailleurs résumée sur le sceau de la Commune de Die du XIIIe siècle,

La Cathédrale Notre-Dame en chantier 01

où l’on reconnaît le rempart, ses tours et ses deux portes, dominé par le clocher de la cathédrale. Cette dernière, au-delà de son rôle religieux et durant plus d’un millénaire, a été le lieu privilégié de rencontre des habitants de Die et du Diois, semaine après semaine, permettant ainsi au lien social de se perpétuer et de se renforcer. Depuis 1905, par son double statut de propriété municipale affectée à l’exercice du culte catholique, ouverte aux visiteurs, elle reste à la fois un lieu collectif, cultuel et patrimonial. Elle participe ainsi à conserver à Die son rôle de bourg-centre au sein du territoire Diois. C’est pourquoi, en accord avec ses statuts et ses objectifs, le conseil ’administration de l’association Dea Augusta a accepté d’apporter son soutien aux travaux de restauration de la cathédrale en signant, avec la ville de Die et la Fondation du Patrimoine, une convention de partenariat qui prévoit que l’association, tout au long du chantier, se chargera de l’animation. Une réflexion est actuellement engagée avec les différentes partenaires qui devrait aboutir, dans le courant de l’année 2012, à l’organisation d’une exposition, d’une ou deux conférences et – sous réserve de l’évolution du chantier et de la prise en compte de la sécurité – de visites guidées de la charpente et du clocher. Bien entendu, ces actions viennent en complément de celles déjà conduites par l’association, elles permettront d’affirmer Dea Augusta comme principal partenaire associatif pour les acteurs institutionnels dans le cadre de la valorisation du patrimoine de Die et du Diois.

La Cathédrale Notre-Dame en chantier 02

La Cathédrale Notre-Dame en chantier 03

La Cathédrale Notre-Dame en chantier 04

La Cathédrale Notre-Dame en chantier 05

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Les Remparts, montée de la Citadelle

Depuis 2011 le rempart, rue de la Citadelle, a subit d’importants dégâts liés aux intempéries à répétition. Par mesure de sécurité le petit parking situé à l’entrée du Centre Hospitalier a du être neutralisé. Un peu plus haut, une partie récemment restaurée s’est à nouveau effondrée suite à des infiltrations d’eau par la partie sommitale, elle a été bâchée pour éviter que le phénomène n’empire.
En de nombreux autres endroits sont bien visibles des fissures qui font craindre une nouvelle et forte dégradation de l’ouvrage au cours de l’hiver prochain. Enfin l’état du chemin piétonnier s’est également fort altéré notamment après un épisode pluvieux paroxysmique en septembre 2012.

La mairie de Die prévoit une action de restauration de grande ampleur à partir de 2013 à laquelle l’association DEA AUGUSTA apportera son concours.

 

Vue générale du parking de la Citadelle

Vue générale du parking de la Citadelle

Rempart rue de la Citadelle

Rempart rue de la Citadelle : on remarque le revêtement du rempart en « petit appareil » qui est encore visible sur 1m²

Vue rapprochée du parking de la Citadelle

Vue rapprochée du parking de la Citadelle : les effondrements sont bien visibles

Montée de la Citadelle

Montée de la Citadelle : bâche de protection destinée à éviter les infiltrations d’eau pluviale

Montée de la Citadelle

Montée de la Citadelle. Chemin piéton dégradé par les intempéries

Montée de la Citadelle

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